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Cancer du sein: Radiothérapie de 6 semaines à 1 minute

Mai 17, 2020 | Check-up médical, Médecine Générale, Médecine préventive

6 semaines vs 40 seconds

La journaliste explique que « réalisée pendant l’opération permet d’ôter la tumeur. Cette courte irradiation est rendue possible par un nouvel appareil, le Papillon +. Cet appareil est conçu par le Pr Jean-Pierre Gérard, Radiothérapeute au Centre Antoine Lacassagne (Nice). Camille Gaubert remarque dans Sciences et Avenir: « Remplacer 6 semaines de radiothérapie par… 40 secondes d’irradiation, c’est maintenant possible. Cela concerne certaines patientes atteintes de cancer du sein ».

Effectivement « En cours d’essai, il pourrait bientôt traiter 10% des malades. Il traitera donc spécifiquement les plus âgées avec de petites tumeurs », précise-t-elle.
Camille Gaubert observe que « ce n’est pas la première machine à permettre une irradiation des tumeurs pendant l’opération. Le principe est simple : une fois la tumeur retirée, le chirurgien et l’oncologue radiothérapeute positionnent un applicateur sphérique pour placer un tube à rayons X. L’irradiation est alors délivrée, la patiente étant toujours sous anesthésie générale ».
Conçue à partir de cette technologie en partenariat avec la start-up britannique Ariane Cpy. Papillon + permet de délivrer la même dose de rayons X en 40 secondes lors des deux opérations déjà réalisées grâce à un système de refroidissement breveté.

cancer du sein

Irradiation pendant l’opération !

Le Pr Gérard indique ainsi que « cela permet aux chirurgiens de gagner du temps. Ils n’ont plus à sortir de la salle d’opération pendant une demi-heure ». Camille Gaubert ajoute que « réaliser l’irradiation pendant l’opération a un avantage évident sur le plan psychologique pour la patiente. « Cela dédramatise la maladie », explique le Pr Gérard. La toute première patiente ayant bénéficié du Papillon + a été opérée le 26 octobre 2018 au matin, était réveillée à midi et rentrée chez elle à 19h ! ».
La journaliste note que « c’est notamment en raison de la fragilité des patientes les plus âgées que le Pr Gérard estime que l’usage du Papillon + doit leur être réservé. Mais une autre raison fait des patientes plus jeunes des candidates moins indiquées : la densité mammaire ».

Densité mammaire :

« Cette dernière, qui est fonction de la quantité de tissu par rapport à la graisse, rend les tumeurs plus difficiles à caractériser chez les sujets jeunes, dont la densité mammaire est plus élevée. Or, il est important que les patientes bénéficiant du Papillon + aient des tumeurs de moins de 2 cm », poursuit Camille Gaubert.
Le Pr Gérard précise en effet qu’« il y a plus de risque d’avoir des cellules tumorales en périphérie des grosses tumeurs par rapport aux petites. […] Nous ne devons pas sacrifier le risque de rechute des patientes à la simplicité du traitement pour les soignants ».

Le Papillon +

La journaliste note enfin que « l’objectif avec Papillon + est d’obtenir moins de 4% de rechutes et 0% de toxicité. Ce qui concerne 20% de patientes de plus de 70 ans ayant une tumeur assez petite. Le Papillon + est par ailleurs utilisé en dehors du processus opératoire dans le cancer du rectum ou de la peau. D’après le Pr Gérard, il pourra également être testé dans le cancer de l’utérus. En attendant, l’appareil est utilisé à Lyon, Mâcon et Nice. L’essai clinique en cours devra inclure 46 patientes atteintes de cancer du sein pour démontrer son efficacité ».

Papillon +

 

Docteur Marc Adasy. Médecin Généraliste à Empuriabrava et Médecin hospitalier à l’Hôpital de Perpignan, Ancien Médecin Hospitalier au CHU Dupuytren Limoges.

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